Développement : créer les applications, les jeux et les outils du futur

Presque tout ce que tu utilises aujourd’hui a été créé par des développeur·se·s : sites web, applications, jeux, outils de travail, mais aussi les logiciels qui pilotent les usines, les hôpitaux, les transports, la robotique, l’IA ou le cloud.

Leur rôle :

  • transformer des idées en programmes,

  • résoudre des problèmes (faire plus simple, plus rapide, plus sûr),

  • travailler avec des designers, des experts métier et des responsables produits.

Si tu aimes créer, comprendre, tester et améliorer — même quand “ça ne marche pas” du premier coup — tu te reconnaîtras sûrement dans ces métiers.

LAISSE UN.E PRO T’EN PARLER

1. Ce que tu peux faire sur le stand

Sur cette partie du stand, on parle de tout ce qui se cache derrière :
  • Les applications que tu utilises tous les jours ;
  • Les sites web ;
  • Les jeux vidéos ;
  • Les applications mobiles ;
  • Les services en ligne (banque, réseaux sociaux, plateformes de streaming, etc.).
Tu pourras :
  • Discuter avec des apprenti·e·s, des étudiant·e·s et des professionnel·le·s du développement ;
  • Voir des exemples de code source et ce que ça donne une fois exécuté ;
  • Comprendre qu’on peut commencer avec des langages simples et progresser petit à petit ;
  • Poser toutes tes questions :
“C’est quoi la différence entre front-end et back-end ?” “Faut-il être bon·ne en maths ?” “Combien de temps pour apprendre à coder ?” L’idée, c’est de te montrer que :

  • Développer, ce n’est pas réserver à une “élite” ;
  • On peut commencer sans rien connaître ;
  • Il existe plusieurs chemins de formation possibles, selon ton profil et tes envies

2. Les métiers liés à la robotique et à l’automation

Il existe beaucoup de métiers différents autour du développement. En voici quelques grandes familles (les fiches détaillées pourront renvoyer aux sites officiels comme orientation.ch et aux écoles).

2.1 Métiers issus de la formation professionnelle (CFC)

Après la scolarité obligatoire, tu peux commencer par un CFC, par exemple :

  • Informaticien·ne CFC – orientation développement d’applications
    Tu développes des programmes, des sites, des applications internes, des interfaces.
    Tu apprends les langages de programmation, la modélisation, les bases de données, le test et la documentation.
  • Interactive media designer CFC
    Tu combines création visuelle et technologies interactives : web, mobile, médias interactifs.
    Tu peux être très proche du développement front-end et travailler avec des développeur·se·s.
  • Médiamaticien·ne CFC
    Tu touches à la communication digitale, au contenu, aux sites web et parfois à des bases de développement, selon ton lieu de formation.

Avec un CFC, tu peux :

  • Entrer rapidement dans le monde du travail ;
  • Faire une maturité professionnelle pour accéder aux HES ;
  • Poursuivre avec des écoles supérieures (ES) orientées développement, software engineering, etc.

2.2 Après le CFC : ES et HES

Après ton CFC (souvent avec maturité professionnelle), tu peux continuer avec :

  • une École supérieure (ES) pour devenir technicien·ne ES en informatique, avec une forte composante développement (logiciels, applications, systèmes) ;
  • une Haute école spécialisée (HES), avec des bachelors par exemple en :

Tu y approfondis :

  • L’architecture logicielle ;
  • Les bases de données avancées ;
  • Le développement web et mobile ;
  • Le travail en équipe avec méthodes agiles ;
  • Parfois des éléments de data, cybersécurité, cloud, IA.

Ces formations te mènent à des métiers comme :

  • Développeur·se d’applications ;
  • Développeur·se web / full-stack ;
  • Développeur·se mobile ;
  • Ingénieur·e logiciel ;
  • Analyste développeur·se

2.3 La voie académique : universités et EPF

Avec une maturité gymnasiale (ou une maturité pro + passerelle), tu peux suivre :

Ces études sont plus théoriques (mathématiques, algorithmique, théorie des langages, systèmes, etc.) mais débouchent aussi sur des métiers de développement, souvent à des niveaux de responsabilité plus élevés :

  • Ingénieur·e logiciel ;
  • Architecte logiciel ;
  • Ingénieur·e R&D ;
  • Spécialiste performance / sécurité / systèmes distribués

2.4 Voies alternatives et reconversion

Le développement est un domaine où il y a beaucoup de profils atypiques et de reconversions. Tu peux aussi passer par :

  • Des formations intensives en programmation (bootcamps, programmes accélérés, etc.) ;
  • 42 Lausanne – campus de la Tech, qui propose une formation gratuite, en peer-learning, pour devenir développeur·se logiciel·le, sans profs ni cours magistraux, en apprenant par projets et par la pratique ;
  • Des formations continues pour adultes, proposées par les HES, universités ou centres de formation, qui couvrent le développement web, le cloud, le mobile, le DevOps, etc. ;
  • Des écoles privées spécialisées en développement, en jeux vidéo, en développement web ou mobile.

Ces voies sont utiles si :

  • Tu veux changer de métier pour aller vers le développement ;
  • Tu as déjà une formation, mais tu veux ajouter la compétence “coder” ;
  • Tu préfères une approche très pratique, centrée sur des projets concrets.

3. Comment commencer à coder dès maintenant

Tu n’as pas besoin d’attendre d’être à l’université ou en CFC pour coder :
  • Tu peux commencer par des tutoriels pour débutant·e·s (sites, vidéos, applications) ;
  • Tu peux suivre des cours d’introduction à la programmation (souvent en Python ou en JavaScript) ;
  • Tu peux créer des petits projets personnels :
  1. Une page web simple ;
  2. Un mini-jeu ;
  3. Un petit outil qui automatise une tâche qui t’ennuie.
L’important n’est pas d’écrire du code “parfait”, mais :

  • D’essayer ;
  • D’accepter de se tromper ;
  • De corriger ;
  • Et de progresser un peu chaque semaine.

4. Que peux-tu faire maintenant ?

Si l’idée de devenir développeur·se te parle, tu peux :

  • En discuter avec ta conseillère ou ton conseiller en orientation et regarder les fiches métiers liés au développement, aux applications, au web, aux médias interactifs sur les sites officiels (orientation.ch, offices cantonaux, etc.).
  • Visiter des journées portes ouvertes des écoles professionnelles, des HES, des universités, de l’EPFL, ainsi que des structures alternatives comme 42 Lausanne – campus de la Tech.
  • Participer à des ateliers, des hackathons ou des clubs de code pour tester concrètement ce que ça fait de coder en équipe, de résoudre des problèmes et de présenter un projet.
  • Explorer les formations alternatives et les reconversions si tu as déjà une formation, mais que tu sens que ton avenir est plutôt du côté du développement.

Il y a mille manières de devenir développeur·se. L’essentiel, c’est de commencer, de persévérer et de trouver la voie qui te correspond.